Les stratégies de feintise dans la prose burkinabè : exemple des romans Le Parachutage de Norbert Zongo et Le Crime parfait d’Adama Amadé Siguiré
- Djiboul : revue scientifique des arts, communication, lettres, sciences humaines et sociales, numéro spécial , Hors-série (5) : 158-172
Résumé
La présente étude se propose de porter un regard sur les stratégies discursives dans
la fiction narrative, et plus spécifiquement les stratégies de feintise dans les romans. Dans les
romans d’auteurs burkinabè, la feintise constitue une stratégie d’écriture qui permet aux
romanciers de traiter de tous les problèmes de la société. Cette stratégie s’opère grâce à des
figures qui lui sont propres. De par ces figures, le romancier utilise une sorte de ‘‘guillemets
imaginaires’’ dans les paroles proférées par les personnages. La feintise est donc logée dans
des procédés ironiques, qui effacent ou voilent souvent l’intentionnalité du romancier, et peut
être positive ou négative en fonction de sa valeur et de ses effets. Dans la présente recherche,
nous montrons les procédés par lesquels la feintise s’exprime dans les deux romans burkinabè
et la valeur qu’elle représente pour la société de son auteur. L’étude porte sur un corpus de (02)
deux romans burkinabè que sont Le parachutage, et Le crime parfait. Elle vise à analyser les
stratégies qui permettent la mise en évidence de la feintise dans les romans burkinabè et à
étudier sa valeur pour la société du romancier. Pour ce faire, nous sommes partie des postulats
selon lesquels, la feintise dans le roman burkinabè repose sur les variantes ironiques du « faire-
semblant ». Elle aurait donc une valeur satirique qui permet de transcender l’univers fictif pour
dévoiler le jugement du romancier.
Mots-clés
feintise, ironie, sarcasme, dérision, littérature burkinabè.