Discours de la Confédération Générale du Travail du Burkina : instances énonciatives et lexique de discréditation
- Revue des Sciences du Langage et de la Communication , Vol. 11 (3) : 16-28
Résumé
Le présent article analyse les stratégies discursives des discours d’une centrale syndicale burkinabè, à savoir la Confédération Générale du Travail du Burkina (CGT-B). Il s’intéresse à la problématique de la contribution du discours à l’aboutissement de la lutte syndicale. L’analyse s’est basée sur une dizaine de discours pour apprécier leurs incidences sociodiscursives sur les actants de l’énonciation. Elle s’est évertuée à montrer comment le discours sert de moyen pour discréditer les adversaires de la CGT-B. Comme stratégies, la CGT-B associe un lexique axiologiquement négatif à ses adversaires que sont les autorités politico-administratives ou les représentants du patronat. Ainsi, l’image des adversaires se voit collée au mensonge, à la répression, au non-respect des textes et à une mauvaise moralité. En somme, ce type de lexique récurrent ternit l’image des adversaires et jette un discrédit sur eux. De la sorte, ils paraissent moins crédibles, ce qui légitime la CGT-B et ses revendications auprès de l’opinion publique.
Mots-clés
Actants de l’énonciation, discours, lexique, discréditation, CGT-B.