« L’interartialité du wedbinde »
- Editions EFUA , 2 (5) : 163-184
Résumé
La région des Koulsé, ex Centre-Nord regroupant les provinces du Bam, du Namentenga et du Sandbondtenga/Sanmatenga, et habitée majoritairement par des Moose abrite une pratique artistique qui rassemble les habitants lors des événements heureux tel que le festival wedbinde de Kaya. Le constat demeure pathétique, à savoir que trois principaux arts se laissent à voir : art corporel, musique et/ou chant. Ainsi, la réflexion menée sur l’interartialité du wedbinde (danse du cheval) est une parfaite illustration du dialogue des arts et de la cohésion entre les populations de la région qui, aujourd’hui est secouée par la crise sécuritaire. L’objectif principale a été de démontrer la symbolique de cohésion sociale, le respect de l’aîné, des couleurs des costumes à travers l’interaction entre différents arts en présence lors de la danse.
Pour analyser ce corpus, nous mobilisons les outils théoriques de l’interartialité, de l’intertextualité et de la sémiotique. A cela s’est ajouté l’observation directe et indirecte. En termes de résultats, il revient de noter que l’interartialité confère au wedbinde une richesse expressive unique, où la danse moaaga s’enrichit de contributions artistiques complémentaires (musique, gestes, costumes, etc.), amplifiant son impact esthétique lors du festival wedbinde ou lors des funérailles.
La performance du wedbinde analysée sur un espace-temps donné révèle une dynamique collective qui renforce les liens communautaires autour d’art et média.
Mots-clés
culture, wedbinde, cheval, art, performance