La charte de Kurukan Fuga de 1236 : prémices du « droit à l’alimentation » ?
- Méké Méïté (décembre 2019) Le peuple mandeka et la charte de Kurukan Fuga, Etudes africaines, Série Cultures : 228-245
Résumé
La régularité et l’intensité des crises alimentaires dans leur manifestation ont conduit l’Organisation des Nations Unies à jeter les bases d’un nouveau droit, le droit à l’alimentation inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Par ce droit d’une part, il s’agit de le rendre applicable et de fixer les obligations des Etats dans la volonté d’assurer la sécurité alimentaire et d’autre part, il y a l’engagement de la communauté internationale qui reconnait ce droit pour la première fois. Cependant l’Afrique, depuis 1998, assiste à la découverte de la charte de Kurukan Fuga lors du séminaire organisé par le Centre d’Etudes Linguistiques Historiques et de la Tradition Orale. Cette déclaration de 1236 contient un nombre important de prescriptions qui relèvent de la problématique moderne des droits humains. Dans cet article, avant d’établir une comparaison entre ces deux déclarations qui examinent le droit à l’alimentation connu de nos jours, nous analysons les contextes de la création de ces déclarations et les différents textes en lien avec la question alimentaire. Ainsi, cette étude se fonde sur l’examen des rapports, des sources électroniques et de la bibliographie.
Mots-clés
Droit à l’alimentation, Kurukan Fuga, Déclaration universelle des droits de l’homme