En Guinée, les ressources en eau subissent une pression anthropique. Les changements dans la qualité de l’eau peuvent avoir un impact sur la composition de la faune aquatique. A ce jour cette faune est pratiquement inconnue au fleuve Niger en Guinée. Notre recherche a été menée sur un parcours de 10 Km du fleuve au Centre-ville de Faranah. L’objectif général consiste à évaluer la richesse et la distribution des macroinvertébrés. Cinq stations ont été échantillonnées pendant trois régimes hydrologiques: Périodes d’étiage, de montée des eaux et de décrue. Les changements dans la composition, l’abondance et la richesse ont été déterminés par analyse de variance Kruskal-Wallis. L’Indice d’équitabilité a été utilisé pour évaluer la distribution des différents taxons dans les stations échantillonnées. Le pourcentage d’occurrence à servi pour déterminer la fréquence d’un taxon dans une station. La diversité a été appréciée par l’indice de Shannon. Ces indices ont été calculés en considérant la famille comme niveau taxonomique. Au terme de l’inventaire 60 familles ont été recensées reparties en 14 ordres pour 5 classes (insectes, lamellibranches, gastéropodes, crustacées et annélides). Cette population est dominée par les insectes 57%. La composition faunistique correspond à la richesse des eaux douces africaines. Suivant les régimes hydrologiques 85 % des espèces récoltées sont constantes alors que pour l’ensemble des stations c’est 88 % qui sont fixes. Les valeurs des indices de Shannon ˃ 2 et d’équitabilité proches de 1 reflètent la présence d’une faune benthique très riche, diversifiée et stable.
Fleuve Niger, Faranah, inventaire, macro invertébrés