Mehrsprachigkeit und Fremdsprachenlernen in Afrika: Sprachpolitik und Sprachverwendung im Bildungssystem Burkinas
- gfl-journal , 2 : 104-123
Résumé
Les recherches en sciences de l’enseignement / apprentissage des langues étrangères ont beaucoup évolué ces dernières décennies. Elles s’intéressent au plurilinguisme dont il est question dans le présent article. En effet, le recours à une seconde langue pour maîtriser une langue première et vice versa est, de nos jours, de haute actualité. Nullement cette méthode n’empêche la maîtrise de la langue cible à l’oral comme à l’écrit. Bien au contraire, elle enrichit les deux langues. Partant de la définition de Bertrand & Christ selon laquelle le plurilinguisme consiste à maîtriser au moins deux autres langues en plus de la langue maternelle, l’on peut estimer que l’apprenant germaniste burkinabè est plurilingue car, en plus de sa langue maternelle, il parle d’autres langues étrangères comme le français, l’anglais et d’autres langues nationales. Les connaissances déjà acquises dont parle Meißner renvoient, dans le contexte de la présente réflexion, aux langues nationales des étudiants africains qui, malheureusement, ne sont pas exploitées dans le processus d’enseignement / apprentissage des langues étrangères. La didactique du plurilinguisme revalorise les langues nationales des apprenants africains en l’utilisant pour améliorer la maîtrise des langues apprises à l’école. Elle oblige également l’apprenant à maîtriser sa langue maternelle afin que celle-ci contribue véritablement à l’amélioration de la langue étrangère. C’est à ce titre qu’une interaction serait possible entre les deux langues. L’article montre que la dimension culturelle et interculturelle ne peut être pleinement atteinte en cours d’allemand langue étrangère que lorsque la culture et la langue des apprenants y sont judicieusement exploitées.
Mots-clés
Didactique – langues nationales – langues étrangères – plurilinguisme.