Détails Publication
ARTICLE

La prise en compte de l’éducation civique et morale dans l’enseignement/apprentissage de la géographie au Burkina Faso : les facteurs explicatifs de la résistance des enseignants

  • Revue WIIRE, Revue de Langues, Lettres, Arts, Sciences humaines et sociales , 1 (13) : 135-162
Discipline : Sciences de l'éducation
Auteur(s) :
Auteur(s) tagués : SOMÉ Walièma Éric
Renseignée par : SOMÉ Walièma Éric

Résumé

La réhabilitation, en 2000, de l’éducation civique et morale dans le système éducatif burkinabè n’a pas suffi à faire de son enseignement une réalité. Son insertion, en 2010, dans les curricula de toutes les disciplines scolaires comme thèmes émergents n’a pas non plus connu de succès. Les raisons de cette situation sont diverses et fonction des disciplines d’accueil des thèmes émergents. En histoire- géographie, c’est particulièrement en géographie que la situation se révèle plus préoccupante. Partant du postulat que la responsabilité de la mise en oeuvre, en classe de géographie, de l’éducation civique et morale comme thème émergent incombe, aussi bien, aux acteurs de terrains qu’à l’institution scolaire, cet article ambitionne d’analyser les raisons qui justifient le refus des enseignants d’aborder la question dans les classes de géographie du postprimaire où l’enseignement de celle-ci est prévu. Pour cela, l’approche qualitative, privilégiée pour conduire l’étude, a fait appel, pour la collecte de données de terrain, à des techniques aussi variées que les enquêtes, les entretiens semi-dirigés et l’analyse documentaire. Le traitement des données et l’analyse des résultats ont abouti à deux conclusions majeures qui confirment l’idée de départ selon laquelle la résistance des enseignants est imputable aux différents acteurs et à l’institution éducative. La première indique que des facteurs d’ordre pédagogique tel que le souci d’achever les programmes et les compétences limitées des enseignants pour aborder les questions relatives aux savoir-faire justifient leur refus d’étudier ces problématiques. La seconde conclusion établit que des raisons d’ordre institutionnel comme l’inertie et le silence des autorités éducatives, le manque de formation continue pour les enseignants sont les facteurs explicatifs de la résistance des enseignants.

Mots-clés

Burkina Faso, éducation civique et morale, thèmes émergents, géographie, résistance,

126
Enseignants
92
Publications
3
Laboratoires
0
Projets